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Chaque mois, la Holi Girl Karine nous « livre » une de ses lectures inspirantes et inspirées 

Vous qui êtes ici en quête du bonheur, avez-vous déjà expérimenté l’arrêt progressif, voire total, de la râlerie? Si oui, bravo ! Vous avez très certainement votre ceinture dernier dan de positivité. Sinon, pour les autres, spéciale dédicace, une perle pour tendre vers le bonheur.

Christine Lewicki, coach certifié, a concocté un livre qui met au clair ce qu’est la râlerie, les râleurs et les râleuses : J’arrête de râler, aux éditions Eyrolles. Et aïe! Ça pique quand on se rend compte que l’on est dans le même sac que la voisine aigrie du 4ème. Celle qui râle quand il fait beau, quand il pleut, quand il fait chaud, quand il neige, quand elle ne sait plus comment s’habiller… enfin vous voyez. Les sujets sont sans doute différents : transports, temps qui file, entourage professionnel ou familial… Inutile de se défiler, nous sommes démasqués. Nous plaidons râleurs votre honneur.

Pour comprendre les mécanismes, l’auteure nous place dans divers contextes. La râlerie mais pourquoi ? … pour se mettre en avant, pour rire, pour jaser, pour revendiquer, pour s’insérer dans un groupe, se faire plaindre… Qu’en est-il de la « râlerie » seul ? au volant ? (ma préférée dans Paris et sur le périphérique)… Est-ce mieux ou pire ? Le râleur-lecteur devra activer son cerveau pour évaluer son taux de râlerie. Attention, je vous mets en garde, cette première partie peut heurter la sensibilité du dit râleur-lecteur. En effet, il peut savoir qu’il fait partie du gang, mais peut avoir sous-estimé son degré d’implication dans cette affaire d’ordre public.

Pour nous aider, nous autres râleurs, à enlever cet habit qui nous colle à la peau et qui entache notre réputation, elle décortique la râlerie et brise l’automatisme. On se voit lâcher prise. On abandonne les habituelles pensées négatives. Les autres peuvent bien s’énerver ou avoir des travers, nous ne cédons plus à la râlerie ! La désintoxication est en cours. Le râleur isolé renouera avec le monde qui appréciera sa compagnie. Les exagérations et les malentendus seront balayés par LE mot juste.

Il s’agit là de choisir de manière active son bonheur en arrêtant tout bonnement de se plaindre. La place sera faite pour la célébration, l’acceptation de l’imperfection de soi et des autres, le plaisir et la générosité.

J’ai trouvé le concept séduisant. J’ai dit GO! J’ai testé la batterie d’exercices qui est là pour nous aiguiller. Piouff, heureusement, car le chemin ne parait pas forcément facile à faire. Ce livre se lit, se quitte, se poursuit facilement et s’emmène partout. Les exercices sont éparpillés et permettent d’intégrer les notions. Tout devient plus concret. Puis, vient l’heure du challenge. Il faut s’équiper d’un simple bracelet que je conseille facile à enlever et mettre. Je vous laisse découvrir cela. C’est le final du chemin vers le grand changement.

Il y a une progression. Prendre conscience. Râler moins. Râler dans sa tête. Arrêter. Inspirer les autres ?

Je me suis remise aux mathématiques : Additionner les négativités rend plus négatif, mais soustraire des négativités rend plus positif. Finalement, pour moi, la râlerie c’est un peu comme l’alcool. Seul ou tout le temps c’est pathologique. Ensemble ponctuellement (car nous ne sommes que des humains) ça peut être drôle et convivial 😉

A bientôt les Holi Girls !

Karine, Holi Girl passionnée